L’expertise en préjudice financier vise à quantifier les pertes économiques subies par une entreprise ou un particulier à la suite d’un fait dommageable. Rupture abusive de contrat, concurrence déloyale, détournement de fonds ou erreur de gestion : chaque situation nécessite une méthodologie adaptée pour établir un chiffrage fiable et opposable devant le tribunal.
Méthodes d’évaluation du préjudice
L’expert analyse les comptes et les flux financiers pour reconstituer la situation qui aurait prévalu sans le fait dommageable. Il compare le chiffre d’affaires réel avec le chiffre d’affaires théorique, calcule la marge perdue et intègre les frais supplémentaires engagés pour limiter les dommages. Les méthodes d’actualisation et de capitalisation permettent de projeter les pertes futures sur la durée du préjudice.
- Perte de marge brute ou de chiffre d’affaires
- Surcoûts engagés pour pallier le préjudice
- Perte de chance commerciale ou de clientèle
- Atteinte à l’image de marque et perte de valeur
La rigueur de l’expert conditionne la crédibilité du chiffrage. Chaque hypothèse doit être justifiée par des données vérifiables : bilans comptables, contrats, factures et études de marché. Les parties peuvent formuler des dires pour contester les paramètres retenus. Le juge s’appuie sur le rapport final pour fixer le montant des dommages-intérêts dans sa décision.